Je suis une légende
“Le dernier homme sur Terre n’est pas seul.”
Ah, quel bien ça fait de se trouver dans une salle obscure ! Depuis le temps ! Bon, un peu trop de monde dans la salle à mon goût, mais je n’ai pas osé leur demander de sortir…
Bref. Je suis une légende. Jen’avais vu ni bande annonce, ni trailer, mais j’en avais entendu parler. En bien. Je me suis donc laissé tenter, mais la présence de Will Smith me faisait craindre une superproduction US sans autre but que l’action sans limite et les effets spéciaux coûte que coûte.
L’histoire, en gros : 2009. Un virus censé guérir le cancer se propage et tue 90% de la population mondiale. Les 10% restant sont partagés entre une espèce d’hommes mutants coupés de vampires (attirés par le sang, craignant la lumière du soleil), et certaines personnes immunisées contre le virus. Bien évidemment, les méchants mutants (qui font bizarrement penser aux Forgisés de Robin Hobb) n’ont de cesse de tuer les gentils survivants. Parmi ces survivants, Robert Neville (Will Smith), ancien médecin dans l’armée US, a établi son quartier général dans sa maison, à Manhattan. Depuis l’épidémie, il diffuse à la radio un message, en espérant que quelqu’un lui répondra… Il partage ses journées avec sa chienne, à parler avec des mannequins de vitrine ou a traquer les Infectés dans le but de faire des expériences médicales.
Jusque là, qu’à part les décors grandiose et particulièrement crédibles, le film n’apporte pas grand chose. Mais tout ça est amené avec tellement d’intelligence que même un scénar aussi bateau sort sans aucun ma son épingle du jeu.
Difficile de parler de ce film sans trop vous en dévoiler. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il figure sans aucun doute parmi les grandes sorties de 2007 (il aura fallu attendre décembre…).
Le film nous fait monter les larmes aux yeux à plusieurs reprises, et nous fais sursauter au moins aussi souvent. Dommage que la fin reste trop américaine, avec une belle morale et un appel au sacrifice. Bref.
N’empêche qu’on en ressort ébahi, et on ne peut s’empêcher de se dire que finalement, le scénario n’est pas si surréaliste que ça.
A savoir : le film est une adaptation du roman de Richard Matheson, paru en 1954, considéré comme un des grands ouvrages de la Science-Fiction.




décembre 30th, 2007 at 2:03
“Dommage que la fin reste trop américaine, avec une belle morale et un appel au sacrifice. Bref.”
> Pourtant le sacrifice n’était il pas le don de soi le plus ultime que l’on puisse imaginer ? Oui certes, ultime ne rime pas avec beauté du geste… Peut être as tu raison…
décembre 30th, 2007 at 18:54
Nothus, le sacrifice est sans doute le don de soi le plus noble que l’on puisse donner, je suis d’accord, mais ce que je regrette, comme David, c’est qu’il soit mis en avant encore une fois à la fin (Ah, Armaggedon) alors qu’il n’en avait pas besoin pour que le film soit bon. Ca fait justement trop “américain”, (je n’irai pas jusqu’à dire patriotique), trop cliché, trop bidon, et ça nous gâche donc un peu l’intrigue qu’on à suivi depuis une heure trente, et qui était pour une fois, pas trop mal !
Le film n’avait pas besoin de ça. Dans “Les fils de l’homme” le sacrifice de soi est lui aussi mis en avant, mais d’une façon plus subtile, plus digne, et ça passait très bien. Ici c’est vraiment trop gros.
janvier 22nd, 2008 at 2:03
[...] je commence à en avoir un peu marre de ces films à gros potentiel non exploité. Après Je suis une légende (que je considère tout de même comme un très bon film), No country for old men s’inscrit [...]