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“Happiness is only real when shared”

On pense parfois qu’il vaudrait mieux tout stopper. Partir loin sans laisser de trace, pour repartir à zéro. C’est ce qu’a fait Christopher McCandless, jeune diplômé américain en 1990. C’est le livre Voyage au bout de la solitude par Jon Krakauer, qui raconte cette histoire, qui a inspiré Sean Penn pour la réalisation de ce film.
A 22 ans donc, Christopher, habitué à tout faire dans l’excès, décide de tout plaquer, son père violent, sa famille, ses cartes de crédit et la société de consommation dans laquelle il ne trouve pas sa place.
Il part donc à travers les Etats-Unis, en direction de la Californie. En chemin, il abandonne sa voiture et l’argent qui lui reste, pour voyager par ses propres moyens.
Durant sa longue marche vers la liberté, il fait de nombreuses rencontres, grâce auxquelles il découvre tour à tour la Sagesse, l’Amour et la Paix. Des personnages forts, émouvants, qui nous poussent à nous pencher sur notre propre histoire. C’est d’ailleurs en celà que le film prend toute sa grandeur. Pendant 2h30, on se retrouve face à nous-même. Face à ce que l’on ferait « si on pouvait », « si on osait ». Tout lâcher, et partir loin. Vivre dans la nature, sans argent, sans matériel.
Le film nous propose de découvrir le bonheur et l’amour dans leur forme la plus pure. Il arrive souvent qu’un filme nous fasse monter les larmes aux yeux lors de certaines scènes, mais devant Into the Wild, la boule dans la gorge est continue et ne disparaît qu’au générique de fin.
Magnifiquement servi par une bande originale country en phase avec l’histoire (BO récompensée par un Golden Globe 2008) et par des images sublimes de paysages américains, Into the Wild nous plonge véritablement au cœur des Etats-Unis.
De nombreuses théories se bousculent dans notre tête, et nous poussent, nous forcent à nous questionner sur ce que l’on est et ce que l’on veut vraiment. L’argent est présenté comme une forme de matrice, qui nous cache le vrai visage du Monde. Une vision assez juste, quand on y réfléchit.