Rapport d’étonnement
Constat
Problème. La salle dans laquelle elle souhaite débuter son cours ne contient pas suffisamment de places. Les étudiants prennent place petit à petit, jusqu’au moment ou il ne reste plus qu’une chaise, à côté de l’enseignante. Le dernier étudiant encore debout s’en approche après moultes hésitations, mais une fois arrivé à la hauteur de la chaise, il s’entend répondre de la part de l’enseignante : « Non, pas ici, débrouillez vous. Mettez-vous à la place de vos camarades qui présentent leur travail. »
Durant les deux heures de cours, l’étudiant se voit donc contraint de changer de place au fil des allées et venues de ses camarades.
Autre problème. Les étudiants de master, qui devaient avoir cours dans cette salle, ne cessent de frapper, de passer la tête dans l’entrebâillement avant de se rendre compte que leur promotion avait pris possession de la salle licence.
Le cours s’achève, laissant sa place à un autre enseignement. La dizaine d’étudiants absents (sans doute pour de bonnes raisons) rejoignent leurs camarades. La salle, déjà trop petite, est vite bondée. Le nouvel enseignant (arrivé 20 minutes en retard) propose un nouveau changement de salle, et accepte, lui, de demander un rétroprojecteur. Manque de chance, la promotion de master n’a pas quitté la salle licence, et le cours doit donc continuer dans la trop petite salle. Serrés, les étudiants savourent tout de même leur bonheur d’avoir un enseignement de qualité.
En deux heures, une enseignante a réussi à déstabiliser les emplois du temps de deux promotions, au lieu de se déplacer pour aller chercher un rétroprojecteur. Pire, des étudiants s’étaient même proposés à aller le chercher pour elle.
Deux promotions déplacées, donc une entassée dans une salle trop petite, des exposés faits dans des conditions déplorables, le tout pour éviter de perdre deux minutes d’un cours certes précieux, mais dont la qualité a sans aucun doute souffert de ce manque de place.
A leur entrée à l’ICOMTEC, les étudiants sont avertis à plusieurs reprises des attentes que l’administration a d’eux (ponctualité, respect, etc.).
D’après le directeur, dès l’an prochain, les étudiants seront amenés à signer une charte de bonne conduite lors de leur entrée.
Dans ce cas, pourquoi ne pas étendre cette charte aux professeurs, afin de leur rappeler qu’ils ne sont pas dispensés d’être respectueux et ponctuels.
Rapport d’étonnement réalisé dans le cadre de mon cours d’Intelligence Economique.



avril 2nd, 2008 at 13:10
Oh que c’est bon
avril 2nd, 2008 at 13:20
Analyse pertinente. Et critique à peine dissimulée, j’adore
avril 2nd, 2008 at 13:39
Et pourtant Diawan n’ignore pas qu’ICOMTEC sera référencé sur les moteurs de recherche. Tu tiens vraiment pas à être admis en master toi ^^
Si ça t’intéresse de diffuser des “phrases cultes” (disons connes) de certains profs, je peux t’en transmettre.
avril 2nd, 2008 at 13:46
Vu sur Canal avant :
http://chti.logeek.com/
Un traducteur de page web en ch’ti ! Mais ça marche pas avec diawan.com :’(
avril 2nd, 2008 at 16:14
Diawan.com n’est pas traductible. Ce sont les langues qui s’adaptent !
avril 2nd, 2008 at 16:18
En ce qui concerne la lecture de ce rapport par la direction de l’ICOMTEC, je me suis posé la question, et je me suis dit que de toutes façons, je l’avais transmis à Nicolas Moinet.
De plus, on nous incite à proposer nos critiques constructives, c’est ce que je fais. J’ai pu découvrir durant cette année qu’on a affaire à des gens ouverts, il n’y a donc pas de raison !
avril 3rd, 2008 at 15:23
+1: “Quoi contre quoi? Je suis français moi mônsieur, je proteste quand je le souhaite! Et ne me parler donc pas d’efficacité…” (ce commentaire ne vise personne en particulier).
octobre 1st, 2008 at 20:05
Salut Diawan!
Mince, à la relecture de ce billet (suite à celui sur la responsabilité), j’ai un big smile sur les lèvres en repensant à ce mémorable cours!
A conserver, définitivement!