Pas toujours évident de concilier vie privée virtuelle et vie professionnelle lorsque l’on est étudiant en com’.
Cet article part d’une situation à laquelle je suis actuellement confronté. Lors de la mise en ligne de mes photos de l’ICOMTEC sur le blog, j’ai envoyé le lien à mon directeur afin qu’il puisse utiliser ces illustrations dans les différents supports de com’ de l’institut.
Quelques heures plus tard, je recevais sa réponse me remerciant de cet envoi. Dans ce mail, il m’expliquait également qu’il avait parcouru mon blog et qu’il avait lu un article écrit par un camarade de promo concernant un cours de l’ICOMTEC. Cet article, certes peu flatteur, était écrit sur un ton plutôt moqueur, voire franchement railleur.
Dans son mail, mon directeur, sans me demander quoi que ce soit, déplorait le fait que mon article puisse nuire à l’image de l’ICOMTEC. Après réflexion, je lui répondais à mon tour qu’en effet, je n’avais pas considéré cet aspect des choses, et que je supprimerai cet article dans les plus brefs délais.
Oui mais voilà.
A l’heure actuelle, je n’ai toujours pas supprimé l’article en question, non par provocation ou simple désobéissance, mais par respect pour mes lecteurs, et pour la liberté que je m’accorde sur mon blog.
Lors de son discours de rentrée, Monsieur le Directeur (dont je ne citerai pas le nom volontairement), a mis l’accent sur l’importance d’une modération de notre communication sur le Net, que ce soit sur Facebook, Viadeo…ou les blogs. Bien évidemment, je me suis senti particulièrement concerné par le sujet.
Afin de nous démontrer l’importance de notre e-com’, il nous a donné l’exemple de blogs de militaires pouvant donner moultes informations à l’ennemi.
Bon, la comparaison est certes un peu lointaine, mais elle permet de se rendre compte de l’impact de nos mots.
Surtout lorsque, comme moi, on est bien référencé sur certains mots clés (Première page sur Google avec le terme « icomtec »).
Ajoutez à cela les commentaires de mes lecteurs concernant mes photos, qui sont pour la plupart assez cassant vis-à-vis de l’ICOMTEC, et vous obtenez une situation assez embarrassante pour moi, qui suis partagé entre le respect de mes lecteurs, et la mise en place d’une modération qui pourrait bien ressembler à de l’auto-censure.
Je suis donc face à un cas de conscience qui me ronge ces derniers jours. En effet, plusieurs articles publiés sur mon blog critiquent ouvertement certaines pratiques de profs. A moi de décider ce qu’il doit advenir de ces articles. Modération, suppression, anonymat, le choix est large, mais difficile.