Promis, bientôt je fais une banner.

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    aside 30 Jul

    Pourquoi je veux habiter à Paris

    - Parce que ça y est, j’ai atteint le stade où j’en ai plus rien à foutre de voir la Tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe.
    - Parce que j’en ai plus que marre de devoir aller chercher mes sushis.
    - Parce que le Parc des Princes, ça doit envoyer, quand même.
    - Parce que Paris la nuit.
    - Parce que que quand je suis en weekend à Paris, j’ai jamais le temps de faire des photos.
    - Parce que j’en ai marre d’acheter des tickets de métro. Vivement le Navigo.
    - Parce que je veux un travail. Un vrai.
    - Parce que Twitter vit à Paris.

    Mais y’a aussi des trucs qui font que j’ai pas envie.

    - A Paris, t’as pas de voiture.
    - A Paris, la pinte coûte 8 euros. Ou 9. Ou 10.
    - A Paris,  t’as pas 55 m2 pour 470€/mois.
    - A Paris, t’as pas 55 m2, tout simplement.

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    aside 29 Jul

    [Critique] Cars 2 – La suite que l’on n’attendait pas

    En 2006, Cars, premier du nom, nous faisait découvrir un monde surprenant en donnant vie à des automobiles le long de la mythique route 66. Et si l’on pouvait penser à première vue que cet univers s’adresserait uniquement aux enfants, on changeait rapidement d’avis, embarqué dans une histoire émouvante, bien servie par des décors haut de gamme et des personnages à l’humour décapant. De quoi réveiller le gosse qui sommeille au plus profond d’à peu près tout le monde.

    5 ans plus tard, Pixar remet les habitants de Radiator Springs sur le devant de la scène, dans une aventure à mille lieues de l’ambiance enfantine du premier opus. En reprenant les codes du cinéma d’espionnage, Cars 2 propose une recette totalement nouvelle, même si les ingrédients de base sont toujours les mêmes. Malheureusement, comme dans toute cuisine, si l’on laisse les ingrédients trop longtemps au fond d’un placard, ils finissent par s’altérer, et perdre de leur saveur. C’est ce que j’ai ressenti devant Cars 2.

    Avec ce second volet, Pixar casse les repères du premier, et semble un peu perdu entre la volonté de plaire au grand public, et celle de faire plaisir aux enfants. Exemple le plus frappant de cette hésitation, le choix fait par les créateurs de placer Martin, la dépanneuse, au centre de l’intrigue, tout en créant un scénario dont seul les adultes pourront apprécier toutes les références. La volonté de faire de Martin le nouveau héros de la licence n’a en soi rien de bien surprenant. Dans Cars, il apportait la touche de naïveté qui pouvait apporter à certaines scène le petit plus qui en faisait une grande scène. Un humour décalé, un héros bien loin des standards, Martin a tout pour plaire. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas lui créer une histoire sur mesure, aussi décalée et rouillée que lui ?

    Car le scénario de Cars 2 n’a rien à voir avec l’atmosphère familiale de Radiator Springs. On retrouve donc Flash et Martin, embarqués dans un championnat automobile autour du Monde, organisé dans le but de promouvoir l’Allinol, un nouveau carburant alternatif. Mais lors d’un (très drôle) séjour aux toilettes, Martin va se retrouver impliqué malgré lui dans un complot international visant à décrédibiliser ce nouveau carburant. Et son amitié avec Flash va être mise à rude épreuve.

    Techniquement, Cars 2 semble n’avoir rien à se reprocher. On pourrait certainement être ébloui par les explosions de couleurs et la qualité des décors. Malheureusement, le film est proposé uniquement en 3D, et comme d’habitude, on perd largement en confort. D’autant plus que les scènes qui profitent véritablement de cette technologies sont rares. Mais même dans ces conditions, on reste admiratifs. Comme dans Cars, les décors sont détaillés à l’extrême, intégrant dans tous les recoins des visuels rappelant l’automobile. Le passage à Tokyo est particulièrement beau, notamment grâce aux éclairages de la ville durant la nuit.

    Finalement, on ne peut pas s’empêcher de passer un bon moment, même si Cars 2 s’avère moins subtil que les autres productions du studio californien. L’humour Pixar est là, certes moins présent que dans la plupart des autres titres, mais il parvient tout de même à nous faire rire. Seulement, là où Cars nous offrait 100 éclats de rire, Cars 2 est moins généreux, et ne nous en offre que 50. L’apparition de nouveaux personnages, stéréotypes des films d’espionnage, est une réussite. Du très britannique Finn McMissile au méchant docteur allemand, tous sont représentés avec beaucoup de soin, et on se demande qui d’autre aurait pu rendre des voitures aussi humaines.

    Les studio Pixar ont su montrer par le passé qu’une suite pouvait être un film totalement nouveau, reprenant simplement un univers déjà existant pour y faire prendre place une histoire nouvelle, et d’aussi bonne facture que celle du premier volet. La saga Toy Story est certainement l’illustration la plus parlante du savoir-faire de Pixar en la matière. John Lasseter, de passage à Paris pour les 25 ans des studio, estime d’ailleurs que le fait de faire une suite à l’un de ses films n’est en rien une solution de facilité. Pour lui, si l’univers existe déjà, il faut se donner encore plus de mal pour créer un scénario digne de plaire au public.

    Avec Cars 2, on s’attendait donc à un véritable second souffle pour les habitants de Radiator Springs. Mais au lieu de ça, on se perd entre la naïveté des personnages dans le premier volet, et un univers mal calibré, entre espionnage pour adultes et reconquête (pourtant pas nécessaire) des plus jeunes.
    Attention, Cars 2 est bien loin d’être mauvais. Il est même loin d’être un Pixar de second choix. Il est tout simplement surprenant, si l’on s’attend à une simple suite  de Cars. C’est là tout le discours de Lasseter à propos des suites. On prend un univers, des personnages, et on les place dans une histoire nouvelle. Un challenge difficile, il le reconnaît lui-même. Et les fans de Cars ne trouveront peut-être pas tous leur compte dans cette suite, trop éloignées des repères que l’on s’était fixés à Radiator Springs.

    L’an prochain, Pixar se lancera dans une nouvelle aventure, avec Brave, un film dont on ne sait pas grand chose pour le moment, si ce n’est que les quelques images dévoilées dans le premier trailer nous questionnent sacrément.

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    aside 27 Jul

    [ Facebook ] Cachez ce sexe que je ne saurais voir

    Il y a quelques jours, Google+ faisait parler de lui, non pour la qualité de ses services, mais parce que le réseau social, fraîchement arrivé dans le paysage 2.0, avait effacé sans prévenir les comptes de centaines d’utilisateurs, sans prendre le soin de prévenir ces derniers. Parmi eux, de nombreux blogueurs, entreprises ou association. Le point commun entre ces comptes ? Tous affichaient non pas un nom de personne, mais soit un pseudo, soit un nom d’entreprise (ou d’association, si tu m’as bien suivi).

    Les mecs ont râlé, Google a concédé avoir agi un peu vite, et finalement, une fois de plus, on a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose.

    Aujourd’hui, c’est à Facebook de s’illustrer dans l’art de la censure incomprise. On apprend en effet sur NME que le réseau de l’ami Mark a tout simplement banni la pochette de l’album Nevermind. De Nirvana. Tu sais, l’album cultissime sur lequel tu peux entendre ça :

    Je pense que tu l’as déjà compris, si Facebook a pris une telle décision, c’est simplement parce que l’illustration représente un bébé TOUT NU, qui nage après un billet vert. TOUT NU ! ON VOIT SON KIKI ! Pour le commun des mortel, c’est normalement un visuel sympa, allant de la simple illustration rigolote à la dénonciation d’une société contrôlée par des enfoirés de capitalistes. C’est pas moi qui le dit, hein, je fais que rapporter ce que peuvent penser les gens en voyant l’album.
    BREF.

    Facebook est clair en ce qui concerne les images diffusées sur ses pages; dans les conditions d’utilisation, on trouve : « Facebook does not allow photos that attack an individual or group, or that contain nudity, drug use, violence or other violations of the Terms of Use.« 

    En gros : « Tu n’embêteras pas les p’tits camarades, et tu mettras pas en ligne des photos où qu’on peut voir des zizis, des oinjs des gens qui font la bagarre, où n’importe quoi que nous, chez Facebook, on veut pas voir. »

    Quand les administrateurs de la page officielle de Nirvana ont affiché la pochette de l’album pour lancer la campagne de lancement des éditions Deluxe et Super-Deluxe de Nevemind, ils ont eu la surprise de voir l’illustration retirée. De quoi se poser bien des questions sur la modération opérée par Facebook, qui semble manquer d’une touche d’humain. Ou d’intelligence, peut être, tout simplement. Parce que même si l’initiative vient probablement d’un utilisateur qui a signalé la photo (on imagine bien déjà la maman ricaine derrière son écran qui vérifie ce que son ado de fils a consulté sur le Web, et qui tombe sur cette image, avec sa bouche mi-ouverte, choquée par une nudité si provocante)

    Pour rappel, Facebook avait déjà supprimé le compte d’un utilisateur, qui avait eu l’outrecuidance de choisir L’Origine du Monde comme photo de profil.

    [EDIT] La photo est de retour sur la page du groupe.

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