La Magic Mouse, comme ça, sur le papier, c’est un peu la Rolls de la souris. Si si, j’t'assure. Une souris au look franchement kiffant, avec une foultitude de gestures qui font de ta navigation une sorte d’orgasme tactile permanent. Mais comme à mon habitude, je vais être objectif. Et décortiquer un peu la bête, sous les aspects qui me semblent important pour une souris.

Ah oui au fait, juste au cas où, il ne s’agit pas d’un rongeur, mais bien d’une souris pour utiliser un ordinateur hein. Non, parce qu’il faut être clair, si on veut que tout se passe bien.
Design
Une réussite, surtout si on a déjà quelques produits pommés et qu’on les aime. Il faut dire ce qui est, quand on met côte à côte une Mighty Mouse et une Magic, on a vite fait de l’adopter. Fine, brillante, fuselée…c’est un peu comme avoir Virginie Ledoyen au creux de la main.
Et à côté d’un iMac, c’est franchement la classe.
Ergonomie
C’est à mon sens là que la Magic Mouse connaît de vraies lacunes. D’une part, la prise en main est totalement différente de celle d’une souris « classique ». On ne pose pas sa main sur une Magic, on la tient du bout des doigts. A la longue, je pense que ça doit être fatiguant. Et ton canal carpien risque de ne pas te dire merci, à long terme.
Ensuite, les premières minutes / heures sont absolument insupportable, du fait des pincements à répétition entre les parties haute et basse de la souris. Le pouce est juste entre les deux, et les frottements sont vraiment désagréable. A la longue, on s’y fait, et on dispose ses doigts différemment. C’est dommage, on aurait préféré que ce soit la souris qui s’adapte. Non mais oh, c’est qui le boss ?
Utilisation
Clairement, de base, la Magic Mouse est loin d’être exploitée à son maximum. Les gestures, contrairement à ce que laisse croire Apple, sont très limitées. On peut cliquer n’importe où, naviguer dans une page ou un dossier en faisant glisser ses doigts, ou encore revenir à la page précédente lors d’un surf, d’un glissement latéral. Et c’est à peu près tout. Out, les boutons qui permettaient d’utiliser Expose avec la Mighty. Et ça, c’est un vrai manque quand on a pris l’habitude. Et pour les utilisateurs de MacBook, la frustration sera d’autant plus grande.
Autre mauvais point : le clic droit est désactivé par défaut. Pour les utilisateurs novices, c’est juste ridicule, car il faudra passer par les préférences systèmes pour l’activer.
Heureusement, des développeurs ont mis au point un soft absolument génial, qui vous permettra d’ajouter moultes gestures supplémentaires et de rendre (ENFIN !) votre Magic intéressante. Disponible ici (et gratuit, tu penses bien…), BetterTouch Tools propose tout simplement de configurer sa souris de façon avancée, et de lui rendre tout ce qui lui manquait. Une fois la config personnalisée, on commence enfin à apprécier, et la Magic devient une vraie bonne souris.

Prix
Aille. Là encore, ça fait mal. 69€ (on en trouve à 50€ environ d’occase), il faut être foutrement motivé. Sur le marché de la souris, on trouve une quantité phénoménale de modèles plus avancés, et bien moins cher. Mais la Pomme se paie, et le design aussi. Faut être con. Et passionné.
Conclusion
La Magic Mouse, pour un utilisateur novice, pourra suffire, à condition de ne pas avoir utilisé de Mighty auparavant. Mais si vous avez connu une expérience souristique avancée par le passé, deux solutions s’offrent à vous : installer BetterTouch Tools, ou choisir un autre modèle. Parce que pour 69€, et dans sa configuration de base, cette souris n’est pas au niveau. Cependant, si vous avez les connaissances pour configurer ce petit logiciel, foncez-y, mais après seulement avoir pris la souris en main, par exemple dans un Apple Store. Juste histoire de ne pas être surpris.
[EDIT] On doit BetterTouch Tools à un étudiant munichois : Andreas Hegenberg. Voilà, c’était important de le dire.