La page d’accueil du site d’Apple ce matin.
J’ai découvert le Mac et son univers récemment. Avec mon iPhone d’abord, et grâce à mon boulot chez SVMMac. Forcément, en deux ans, j’ai eu le temps de découvrir pas mal de chose sur Apple et sur son fondateur. Au début, je pensais que c’était un homme d’affaires de génie. Le genre de mec qui transforme en or tout ce qu’il touche. Mais en me penchant sur sa vie, en lisant ça et là tout ce qui le concernait, j’ai vite compris que Jobs était bien plus que ça. L’or, il le créait. Il le pensait, lui donnait forme et savait précisément comment le rendre encore plus brillant.
La lecture qui m’a le plus touché ? Les quatre vies de Steve Jobs, par Daniel Ichbiah. J’y ai découvert Steve Jobs. J’ai appris qu’il était quelqu’un de complexe, à la fois profondément humain et tyrannique. Un homme simple, qui avait des ambitions immenses. Et qui a su en faire des réalités. Steve Jobs voyait l’informatique comme un moyen de rendre le monde plus beau, et de faciliter le quotidien de chacun. Il a créé le Mac, l’iPod, l’iPhone, l’iPad. Il a su faire de Mac OS le système que l’on connait aujourd’hui, qui permet à n’importe quel utilisateur de faire fonctionner un ordinateur en quelques secondes.
Steve Jobs a également cru en Pixar, à l’époque où Lasseter travaillait seul à l’animation de ses courts métrages. Les films de Pixar ont eu un tel impact sur moi, ils m’on tellement fait rêver, alors que je ne savais pas encore que Steve était l’un des dirigeants de cette machine à rêves…
Pour moi, l’un des plus beaux extraits de Pixar : la danse de Wall-E et Eve (Wall-E, 2008)
Sans aucun doute, je peux le dire : Steve Jobs a changé mon quotidien. Il suffit que je regarde autour de moi pour m’en convaincre.
Sa disparition, chacun s’y attendait. On le savait malade depuis plusieurs années, et depuis sa démission, on se doutait que son état de santé s’était dégradé. C’était la seule chose qui pouvait faire que Steve laisse Apple entre d’autres mains que les siennes.
Aujourd’hui, Steve jobs est mort.
Je redoutais forcément plus ou moins le jour où je devrais écrire le papier annonçant sa mort. Je savais qu’il serait difficile de faire dans la sobriété, de ne pas en faire trop. Et puis mon rédac chef m’a soulagé, en me disant « On va faire court, le Net se charge d’en faire des tonnes. ».
Oui mais voilà, une fois mon article terminé, j’avais envie d’en dire plus, de faire quelque chose de plus personnel. Parce que même si je n’ai jamais eu le moindre contact avec lui, même si c’est le mec qui m’a fait dépenser le plus de blé ces dernières années, j’ai un profond respect et une grande reconnaissance pour Jobs. Comme beaucoup je pense, j’ai vraiment ressenti de la peine ce matin, en particulier lorsque j’ai du rédiger mon article pour SVM.
Cette mort, il la concevait comme un moteur de sa créativité. Lors de son fameux discours à Stanford en 2005, il avait eu les mots suivants :
Et c’est aussi ça qui fait mon admiration pour Jobs. Non seulement il savait créer de la magie à partir de composants électronique, mais il suivait pour cela un idéal, qu’il cherchait à transmettre à travers ses créations. Le business, il n’a jamais craché dessus, évidemment. Mais sa motivation première n’était pas là, j’en suis convaincu. Il avait envie de nouveau, de beau, de changement. Et il a toujours fait en sorte que ses rêves se réalisent pour les rendre accessible à tous.
On ne verra plus Steve présenter de keynote. On n’aura plus droit aux petits mots de Steve au sujet de ses concurrents. Apple va certainement perdre un peu de sa magie. Personnellement, je ne m’en fais pas pour l’entreprise. Steve a su créer la créer à son image, et insuffler à la marque son esprit et sa personnalité. Et si il a fait confiance à Tim Cook pour prendre la relève, je pense que nous pouvons en faire autant.
Bravo Steve, et merci.
(image : http://jmak.tumblr.com/post/9377189056 via @IAmNotCyril)

















Bob Dobolino