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[Critique] Le chaperon rouge – tout ça pour un lapin !

Posted by Diawan On avril - 22 - 2011

Quand on va voir un film de la réalisatrice de Twilight, on s’attend à voir un film digne de la trilogie pour adolescentes. Et malheureusement, pas de surprise.

L’histoire se passe à une certaine époque, dans un certain royaume. C’est pas que je veux faire des mystères, mais on n’en sait pas beaucoup plus. Le village qui abrite l’action est la proie des attaques d’un super loup, et Valérie, une petite blonde adorable et tout comme une héroïne de conte de fée, vit dans la peur avec sa famille et tous les habitants de la bourgade.

Ellipse.

Dix ans plus tard, on retrouve la blondinette, mais avec une poitrine bien plus intéressante. Amoureuse d’un bucheron, elle est promise à un forgeron super sexy que quand il tape sur son enclume, eh ben il est encore plus sexy. Tout se passe bien, jusqu’au jour où la soeur de la demoiselle est tuée à son tour par le grand méchant loup. A partir de là, rien ne va plus, et les habitants décident de se venger en tuant la bête. Dans le même temps, ils font appel à un prêtre spécialisé dans la chasse aux loup-garous. J’vais pas vous spoiler, mais son histoire à lui aussi est totalement lolesque. La chasse à la bête s’engage donc, et on découvrira que tout cela cache des phénomènes plus mystérieux que les apparences pourraient le laisser croire.

Commençons par le bon. Parce que tout n’est pas mauvais. Esthétiquement, le film parvient à nous transporter dans son univers de conte de fée, à mi-chemin entre Alice au Pays des Merveilles (la version de Burton, hein) et Le Pacte des Loups. Plutôt réussi, donc. Les images sont belles, et l’ambiance colorée est digne de ce qu’on peut attendre de l’adaptation d’un conte.

Voilà, c’est à peu près tout.

Passons donc au moins bon. De bout en bout, on est balladé sur un fleuve de mièvrerie, au rythme des regards langoureux et des dialogues enflammés de personnages en proie à des désirs impossibles à assouvir. (Ouais, il m’arrive de faire des phrases construites et tout.)

Les personnages sont pour la plupart des caricatures d’eux-mêmes, entre les amoureux à qui on interdit de vivre leurs idylles, l’exorciste-que-quand-il-crie-tout-le-monde-l’écoute-parce-que-sa-voix-c’est-comme-un-mégaphone, en passant par la mère-grand dans sa version hippie sous acides.


© Warner Bros (je mets les crédits photo maintenant, c’est n’importe quoi…)

Le plus gênant dans cette version moderne du Chaperon Rouge, c’est que Catherine Hardwicke semble avoir voulu tenter une analyse psychologique du personnage principal, en y incrustant des références -volontaires ou non – à l’imagerie de Giono. Alors on peut apprécier la tentative de rendre l’héroïne plus grunge et acidulée que l’originale (oui, on n’a jamais vu le Petit Chaperon Rouge aussi bonne et sexuellement en manque), mais le tout manque de cohérence, et on arrive même à se perdre dans une histoire qui à la base est d’une simplicité totale.

Là où Hardwicke aurait pu signer une toile inquiétante et glauque, proche de l’univers d’un film d’horreur psychologique, elle se contente de saupoudrer l’histoire originelle d’une couche de sucre coloré destiné à séduire les 12-18 en manque d’émotion et aux hormones en effervescence.

Etrangement, c’est sur la fin que le film devient meilleur. Ou moins mauvais, en tous cas. Plus rythmé, et voyant l’apparition de l’histoire du Petit Chaperon Rouge que l’on connaît. Dommage, on aurait aimé que cela débute plus tôt; pour que la sauce prenne.

Ah oui, au fait, tu comprendras mon titre si tu vois le film un jour.

Les plus grands acteurs en photos dans leur plus grand rôle

Posted by Diawan On décembre - 15 - 2009

A l’occasion de ses 20 ans, le magazine Empire a publié un shoot photo mettant en scène les plus grands acteurs hollywoodiens dans les rôles qui leur ont le plus marqué leur carrière. Un concept original et un rendu vraiment sympa, découvert sur Fubiz.

Si vous aimez les grands classiques du ciné US, vous retrouverez forcément quelques références qui vous feront sourire.

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Mel Gibson pour Braveheart

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Sean Bean et Viggo Mortinsen pour Le Seigneur des Anneaux

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Sam Neil pour Jurassic Park

Le shoot complet sur Fubiz, c’est par ici !

Anti Christ – Critique à la Diawan

Posted by Diawan On novembre - 11 - 2009

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Je savais qu’en lançant ce film, j’allais subir un choc. Mais je l’imaginais autre. Plus violent d’un point de vue esthétique, peut-être.
En tous cas, ce choc, je l’ai eu, mais c’est loin d’être un regret. Anti Christ est un de ces films qui font du cinéma un art à part entière, un tableau sombre et angoissant d’une histoire d’amour, de haine et de traumatismes. Une représentation de la Nature sous sa forme la plus dure, la plus brute et la plus violente.

Suite à la mort de son fils, une mère sombre dans une profonde dépression. Son mari, thérapeute, décide de la prendre en mains, et choisit de la mettre face à ses plus grandes peur pour l’encourager à les dépasser. Ils se retirent donc à Eden, un chalet retiré en pleine forêt, afin de sauver leur mariage. Mais ce qu’ils considéraient comme une thérapie est vite dépassé par les vieux démons de la femme, magnifiquement interprétée par Charlotte Gainsbourg, et le couple sombre petit à petit vers une relation de haine et de rancoeur, qui les poussera là où ils n’auraient jamais imaginé aller.

Le film démarre avec la mort du petit garçon, magnifiquement mise en parallèle avec les ébats de ses parents, et illustrée de façon à la fois effrayante et belle. Un noir et blanc surprenant, mais peut être incontournable pour créer une atmosphère qui montera en puissance tout au long de l’histoire.

Ce que je retiendrai de ce film, c’est avant-tout, comme je le disais précédemment, le rapprochement que j’ai pu en faire avec l’Art à l’état brut, celui que tout le monde ne peut pas forcément apprécier, mais que chacun peut interpréter à sa façon. Les métaphores sont subtiles et viennent régulièrement rappeler le spectateur à une réalité qui lui échappe. Certes, certains éléments m’ont paru assez incompréhensibles, et je n’ai certainement pas retiré tout ce que j’aurais pu de ce film, mais Anti Christ est avant tout une oeuvre esthétique, et même s’il est souvent provoquant et difficilement soutenable d’un point de vue moral, on n’en ressort pas indemne. Les scènes de sexe (représenté ici comme un symptôme de la maladie) et de mutilation sont particulièrement difficiles, mais placée dans un contexte qui les rend nécessaires.

Lars von Trier a vraisemblablement puisé au plus profond de lui pour aboutir à ce qui pourrait se rapprocher d’un psychanalyse mise en images, et il est évident que l’émotion qu’il a su insuffler à son film se reporte inexorablement sur le spectateur. Dommage, dans un sens, qu’il soit allé aussi loin dans l’horreur visuelle, qui exclut un public nombreux. Mais dans un sens, Anti Christ n’aurait pas été Anti Christ sans cette recherche d’absolu, qui dégoûtera les un, éblouira les autres.

Bien évidemment, et je crois que c’est un des points qui mettra tout le monde d’accord, il faut saluer la sublime performance de Charlotte Gainsbourg, qui remplit à merveille son rôle de mère détruite et de femme saccagée par ses angoisses.

A déconseiller aux âmes sensibles, mais incontournables pour les amoureux de métaphores à la Giono (en plus gore hein, faut pas tout mélanger), et aux amateurs de cinéma dans son expression la plus authentique.

La Vague – Critique à la Diawan

Posted by Diawan On novembre - 9 - 2009

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OK, je l’avoue, la perspective d’un film allemand ne m’excitait pas. Et pourtant, sous la pression mise par mon entourage au sujet de ce film, je me suis décidé à essayer, et si je lui ai trouvé quelques défauts non négligeables, je le conseillerai quand même à tous ceux d’entre vous qui apprécient de passer un bon moment devant un film, mais surtout d’en ressortir avec de quoi réfléchir un moment.

La Vague, c’est l’histoire d’un prof en Allemagne, qui décide, durant une semaine, de monter une expérience grandeur nature pour montrer à ses élèves ce qu’est un régime dictatorial. Une expérience qui ne tardera pas à le dépasser, et dont les conséquences s’avéreront bien plus conséquentes que ce à quoi il s’attendait.

Avant-tout, ce film se penche sur une question intéressante : celle du rapport des jeunes allemands à leur histoire. En effet, dès le début du film, on ressent un véritable malaise de ces jeunes face aux actes du troisième Reich, et en se mettant à leur place, on se dit qu’effectivement, il ne doit pas être tous les jours évident d’être citoyen d’un pays ayant une telle histoire.

Rapidement, la problématique qui se pose est la suivante : serait-il possible, à notre époque, et avec notre connaissance de l’Histoire, de voir resurgir les démons d’une dictature dans un pays comme l’Allemagne. Très rapidement, les élèves présenté dans le film affirment que c’est impossible, et c’est également ce qu’on pourrait penser à première vue.

Mais le film nous apporte une vision totalement différente, et montre qu’en s’appuyant sur l’individualité et la recherche des intérêts propres à chaque groupe, on se retrouve face à une situation qui dévie petit-à-petit vers le totalitarisme. La manipulation des élèves par leur professeur est mis en scène de façon tout à fait crédible, et c’est le côté le plus angoissant du film.

Et à petite échelle, le film tente de représenter une société et les groupes d’individus qui la composent, en la confrontant à elle-même et à des dangers desquels elle pense être totalement protégée par sa culture.

Alors mon avis : oui, le film est un bel avertissement, et montre très bien les déviances conséquentes à l’extrémisme. il nous place face à nous-même, puisqu’on est (je pense) obligé de se retrouver dans un des nombreux personnages. La progression est continue et prenante, et ce film, qui aurait pu être très chiant, devient immersif et parfois assez flippant.

Seul regret, mais je me demande si il aurait été possible de faire autrement, j’ai trouvé que finalement, la logique était vraiment poussée trop loin, parce que les réactions des différents personnages sont poussées à l’extrême, et pas vraiment réalistes, après réflexion. Certes, c’était nécessaire pour faire progresser le concept en 1h50, mais j’ai eu l’impression que dans la vie réelle, tout ne serait pas allé si vite.

Quoi qu’il en soit, La vague est un beau film, qu’il faudrait montrer dans les écoles, pour faire prendre conscience aux jeunes (et aux autres) des dangers du communautarismes et des extrêmes, quels qu’ils soient. Mais aussi pour leur montrer que malgré ce qu’on pourrait penser, on reste des individus influençables et manipulables, tant qu’on pense se battre pour la bonne cause.

A voir et à analyser dans son coin, ça en vaut la peine.

District 9 – Critique à la Diawan

Posted by Diawan On novembre - 6 - 2009

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Dans la série « films-que-je-voulais-absolument-voir-parce-que-Thomas-Belair-a-aimé », District 9 m’attirait surtout parce que j’avais entendu dire un grand bien de la réal, même si le synopsis ne me paraissait pas d’une originalité transcendante.

C’est donc avec l’espoir d’une claque visuelle que je me suis installé pour une séance d’un peu moins de deux heures, qui est passée à une vitesse incroyable. Parce que finalement, j’ai été plutôt surpris par l’histoire de ce film, qui se situe en Afrique du Sud (déjà, ça change un peu), dans la ville de Johannesbourg. Depuis vingt-huit ans, les aliens et les humains cohabitent tant bien que mal, les premiers étant retranchés dans un bidonville nommé District 9.

La situation, plutôt délicate, est confiée à la Multi-National United, une firme dont le but est l’utilisation des armes aliens, qui malheureusement pour ces connards de capitalistes, ne fonctionnent que lorsque’lles sont en contact avec de l’ADN alien. Lorsque la MNU décide de déplacer les aliens dans un camps plus éloigné de la civilisation humaine, l’atmosphère se tend entre les deux races, et la MNU envoie ses troupes armées expulser les aliens.

Wikus van der Merwe, un agent de la MNU que l’on pourrait qualifier de pauvre type, se retrouve exposé à un fluide alien qui fait petit à petit muter son ADN. Du coup, la MNU se dit que ça serait pas con de l’utiliser pour faire marcher les armes aliens (vous suivez ?)

Débute alors une cavale pour la vie de Wilkus, qui n’a pas d’autre choix que de se réfugier au coeur du D9…

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Alors pour commencer, un ignare cinématographique comme moi a été surpris de ne retrouver aucun acteur connu dnas le casting. Pas un mal, puisque les comédiens, et en particulier Sharlto Copley (Wilkus) sont du coup vierges de tout a priori, et deviennent finalement des héros un peu plus crédible (mais ça c’est mon avis, j’pense par exemple que si un acteur pas connu avait remplacé Tom Cruise dans La Guerre des Monde, ça aurait rendu l’ensemble plus crédible aussi).

En ce qui concerne l’ambiance générale du film, je me suis facilement retrouvé en totale immersion, grâce à un rythme soutenu et sacrément bien organisé, grâce à l’utilisation de plusieurs formes de filmage (je sais pas comment on dit) : en fait, interviews de personnages et scènes de l’histoire s’entremêlent intelligemment, et on a finalement presque l’impression de regarder un documentaire illustré. Très bon point, parce que fallait y penser, mais fallait aussi réussir à le faire sans tomber dans le cliché, et c’est réussi.

Sur le plan de la réal, je m’attendait à un spectacle grandiose, et j’ai été si ce n’est déçu, disons…un peu déçu. Certes, c’est bien foutu, aucun défaut majeur, mais en soi, rien de révolutionnaire. Et puis sans déconner, qu’est-ce que c’est que ce langage qu’ils ont été nous inventer pour les aliens ???

Mais bon, finalement, l’histoire m’a bien emporté, et j’ai trouvé que ce film se démarquait assez bien du genre aliens dans le sens où il est doté d’une dimension réaliste qui m’a vraiment plu, et à laquelle je penser qu’on pourrait presque croire.

Sans aucun doute, un film à voir (et pas seulement parce que Thomas Belair l’a dit), et qui pourra séduire à mon avis, à la fois les fans du genre, mais aussi les autres, qui ont juste envie de se divertir devant un film convaincant mais sans prise de tête.

Vous l’aurez compris, j’ai kiffé, et comme Thomas Belair, je ne peux que vous recommander District 9, un film qui s’il ne laissera peut être pas de trace dans l’histoire du cinéma, vous permettra au minimum de passer un excellent moment.

In Bed With Kinoo : vous aimez le ciné ? Lui, oui.

Posted by Diawan On juillet - 29 - 2009

kinooY’a des blogs comme ça, qui franchissent allègrement la limite entre blog amateur et vrai travail journalistique.

Kinoo, alias Jonathan (oui normalement c’est l’inverse, mais c’est pas moi qui suis décalé), fait partie des mecs que j’aime suivre sur le Net, parce qu’il a un vrai talent, mais qu’il le partage de façon super simple. Son blog, c’est donc In Bed With Kinoo, et il nous y parle de cinéma. Critiques, avis, un mélange certes assez classique, mais présenté de façon détendue et sans prise de tête (c’est assez rare dans le monde de la critique !).

Personnellement, j’admire aussi la qualité de son blog, fait sous over-blog, super agréable à parcourir, et ordonné de façon intelligente.

Et pour vous prouver que Kinoo n’est plus vraiment un amateur, je vous laisse découvrir sa dernière vidéo, une interview de John Lasseter (rien que ça). D’ailleurs, il a aussi (et surtout !) bossé pendant longtemps pour commeaucinema.com.

A noter : a chaque fois qu’il voit un film, Kinoo en fait une critique détaillée, et lui attribue une note allant de 0 à 10. Jusque là, j’ai toujours été d’accord avec les notes qu’il a données (ouais bon sauf pour Benjamin Button, mais on va pas revenir sur ce film :) ), et maintenant, c’est sans hésiter que je vais voir un film auquel il a donné une bonne note.

Bon allez, j’arrête les compliments, où on va croire que c’est un article sponsorisé ;)

Allez hop, on va sur son blog !

Et pour suivre Kinoo sur Twitter, cliquez ici.

galactis

Les jeunes branleurs dont je vous avais déja parlé ici et ici au sujet de leur projet Kaamelott-Les Jouvenceaux remettent le couvert avec cette fois-ci neuf bande annonces, toutes différentes et (presque) toutes efficaces !

Le concept Galactis, c’est un cinéma imaginaire qui vous propose un ensemble de B.A. dans un cadre digne d’une vraie salle de projection. Le but étant évidemment de mettre leur taf dans un contexte adapté, de façon à le mettre en valeur comme il le mérite.

En plus de ça, ils se sont dotés d’un site web dédié au projet Galactis, qui fait de ce travail un ensemble complet, qui va chercher le moindre détail pour vous faire marrer.

Dans l’ensemble, je ne peux que saluer le boulot accompli et les encourager à nous sortir de nouvelles B.A. le plus vite possible, même si (et je leur ai dit ;) ), tout ne m’a pas plu à fond les ballons.

Quoi qu’il en soit, je vous incite vivement à vous rendre sur leur site et à visionner l’ensemble des bandes annonces, pour vous faire votre propre avis.

Benjamin Button : ma critique

Posted by Diawan On février - 27 - 2009