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[Critique] Le chaperon rouge – tout ça pour un lapin !

Posted by Diawan On avril - 22 - 2011

Quand on va voir un film de la réalisatrice de Twilight, on s’attend à voir un film digne de la trilogie pour adolescentes. Et malheureusement, pas de surprise.

L’histoire se passe à une certaine époque, dans un certain royaume. C’est pas que je veux faire des mystères, mais on n’en sait pas beaucoup plus. Le village qui abrite l’action est la proie des attaques d’un super loup, et Valérie, une petite blonde adorable et tout comme une héroïne de conte de fée, vit dans la peur avec sa famille et tous les habitants de la bourgade.

Ellipse.

Dix ans plus tard, on retrouve la blondinette, mais avec une poitrine bien plus intéressante. Amoureuse d’un bucheron, elle est promise à un forgeron super sexy que quand il tape sur son enclume, eh ben il est encore plus sexy. Tout se passe bien, jusqu’au jour où la soeur de la demoiselle est tuée à son tour par le grand méchant loup. A partir de là, rien ne va plus, et les habitants décident de se venger en tuant la bête. Dans le même temps, ils font appel à un prêtre spécialisé dans la chasse aux loup-garous. J’vais pas vous spoiler, mais son histoire à lui aussi est totalement lolesque. La chasse à la bête s’engage donc, et on découvrira que tout cela cache des phénomènes plus mystérieux que les apparences pourraient le laisser croire.

Commençons par le bon. Parce que tout n’est pas mauvais. Esthétiquement, le film parvient à nous transporter dans son univers de conte de fée, à mi-chemin entre Alice au Pays des Merveilles (la version de Burton, hein) et Le Pacte des Loups. Plutôt réussi, donc. Les images sont belles, et l’ambiance colorée est digne de ce qu’on peut attendre de l’adaptation d’un conte.

Voilà, c’est à peu près tout.

Passons donc au moins bon. De bout en bout, on est balladé sur un fleuve de mièvrerie, au rythme des regards langoureux et des dialogues enflammés de personnages en proie à des désirs impossibles à assouvir. (Ouais, il m’arrive de faire des phrases construites et tout.)

Les personnages sont pour la plupart des caricatures d’eux-mêmes, entre les amoureux à qui on interdit de vivre leurs idylles, l’exorciste-que-quand-il-crie-tout-le-monde-l’écoute-parce-que-sa-voix-c’est-comme-un-mégaphone, en passant par la mère-grand dans sa version hippie sous acides.


© Warner Bros (je mets les crédits photo maintenant, c’est n’importe quoi…)

Le plus gênant dans cette version moderne du Chaperon Rouge, c’est que Catherine Hardwicke semble avoir voulu tenter une analyse psychologique du personnage principal, en y incrustant des références -volontaires ou non – à l’imagerie de Giono. Alors on peut apprécier la tentative de rendre l’héroïne plus grunge et acidulée que l’originale (oui, on n’a jamais vu le Petit Chaperon Rouge aussi bonne et sexuellement en manque), mais le tout manque de cohérence, et on arrive même à se perdre dans une histoire qui à la base est d’une simplicité totale.

Là où Hardwicke aurait pu signer une toile inquiétante et glauque, proche de l’univers d’un film d’horreur psychologique, elle se contente de saupoudrer l’histoire originelle d’une couche de sucre coloré destiné à séduire les 12-18 en manque d’émotion et aux hormones en effervescence.

Etrangement, c’est sur la fin que le film devient meilleur. Ou moins mauvais, en tous cas. Plus rythmé, et voyant l’apparition de l’histoire du Petit Chaperon Rouge que l’on connaît. Dommage, on aurait aimé que cela débute plus tôt; pour que la sauce prenne.

Ah oui, au fait, tu comprendras mon titre si tu vois le film un jour.

La Maison de Cire : critique à la Diawan

Posted by Diawan On juillet - 30 - 2010

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Ce film est absolument démentiel.

Enlevez Paris Hilton qui court dans la forêt en sous vêtements, et il devient absolument trop naze.

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Voilà.

Un jour j’travaillerai pour les Inrocks.

On entend souvent parler de révolution quand on parle de ce jeu. Pour moi, la révolution a eu lieu avec Modern Warfare. Le deuxième volet apporte certes des évolutions conséquentes, mais le gameplay est relativement proche de celui du premier. Graphiquement parlant, c’est la même chose. Des  évolutions importantes, mais pas de révolution (à mon sens).

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Graphisme : 18/20

Magnifique suite de Modern Warfare, MF2 est une pure merveille graphique. Que ce soit les textures, les armes, les effets de lumières et d’ombres, tout est extrêmement réussi. On prend claque sur claque, et chaque détail mériterait qu’on s’y attarde.

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Les giclures de sang ont été nettement améliorées, et c’est tant mieux !
(comment ça ça se dit pas une giclure ???)

Gameplay : 18/20

Bon alors évidemment, je suis pas un soldat, mais là, j’ai vraiment l’impression que les combats sont particulièrement réussis. Que ce soit dans les favellas de Rio (voir screenshot ci-dessus) qui offrent des combats rapprochés en intérieur ou sur de grandes esplanades qui nous obligent à s’armer d’un Dragunov, Modern Warfare instaure une ambiance prenante et une immersion impressionnante.
Les armes sont nombreuses et toutes magnifiquement modélisées.
La gestion des textures est vraiment (enfin) bien foutue : j’entends par là qu’on peut sans hésiter tirer à travers certaines matières, comme on l’avait découvert dans le fameux Far Cry. Une technique qui avait été améliorée au fil du jeu, et qui atteint vraiment un bon niveau avec MW2.
Petit bémol à mon goût : on retrouve trop d’informations sur l’écran, telles que les noms des soldats alliés ou les oblectifs à atteindre. Là, pour le coup, ça enlève une grande partie du réalisme (ouais nan parce qu’à la guerre, on a pas constamment d’indiqué ce qu’on doit faire et sur qui tirer ou non). C’est un détail, et en même temps, Call of Duty ne s’est jamais revendiqué comme une simulation de conflit, mais quand même, moi, ça me gêne.
Sil’intelligence artificielle n’a rien d’exceptionnel, on note quelques excellents points, comme la différente faite entre les tirs vitaux ou non. On pourra donc choisir d’en finir vite avec son ennemi, ou de lui déchiqueter les jambes avant de l’achever (mais bon ça, on est pas obligé hein…)

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Quand je serai grand, je serai sniper. Comme ça je prendrai moins de risque.

Le jeu est bien rythmé entre infiltration et phases de combat, et on ne voit vraiment pas les minutes passer.
Il permet également de jouer le rôle de combattants des deux camps, soldat US ou terroristes, ce qui donne lieu à des scènes particulièrement violentes, à la limite de l’immoral. Mais après tout, qui a dit que les jeux vidéo se devaient de l’être ?

Bande son : 18/20 [ Edit suite au commentaire de Mister Joy et à mon avancée dans le jeu. ]

Encore un point fort du jeu. La musique fait monter la tension, et chaque effet sonore est particulièrement soigné, plongeant le joueur dans une ambiance de combat incroyablement intense.Bien évidemment, le fait de jouer avec un bon casque ou un système sonore de qualité vous immergera un peu plus dans le jeu, et on se retrouve vite coupé du monde, plongé au coeur des combats et des balles qui sifflent de chaque côté de vos oreilles. Impressionnant, encore.

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L’Amériqueuh, l’Amériqueuh…trululu…

Scénario : 14/20

Rien d’exceptionnel ici, puisque l’histoire est clairement faite pour nous faire voyager d’un bout à l’autre du monde, sans vraiment créer de lien entre les missions. Heureusement, les quelques rebondissements que je ne vous dévoilerai pas parce que je ne veux pas vous spoiler donnent du rythme et permettent de ne pas trop se préoccuper de l’histoire. Heureusement, parce que c’est peut-être là le plus gros manque du jeu.

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Hé cébô hé !

Note générale : 17/20

Comme son prédécesseur, Modern Warfare 2 est trop court, c’est indéniable. Six heure en moyenne pour terminer le jeu. Mais quand on voit la qualité de la réalisation, on lui pardonne presque. On attendait ce titre comme le Messie, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il comble nos attentes. Enfin un FPS qui me redonne goût au genre !
Un peu trop scripté par moment, Moder Warfare 2 permet tout de même de prendre un pied incomparable, largement digne de son grand frère. Le spectacle est au rendez-vous, et le divertissement ne l’est pas moins. Un incontournable, sans aucun doute, qui marquera cette fin d’année, et les mois qui arrivent.

A tester d’urgence !

Et puis promis, bientôt, je vous fais un petit comparatif des versions Xbox et PC.

[ Jeux PC ] Quantum of Solace – Critique à la Diawan

Posted by Diawan On décembre - 28 - 2009

Depuis que j’ai investi dans une Xbox 360, j’avais délaissé les jeux sur PC. Et puis récemment, j’ai décidé de m’y remettre un peu, parce que je me suis lassé de mes jeux sur 360. Et le jeu qui m’a fait craquer pour me relancer à été 007 Quantum of Solace, l’adaptation vidéo ludique du dernier James Bond. Malgré une critique plutôt mitigée sur le Net, j’ai eu envie de tester la bête, et voilà ce que ça a donné.

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Graphisme : 13/20

Petite déception. Sans être totalement moche, QoS ne propose malheureusement que des graphisme qui semblent avoir quelques mois de retard. Les textures sont plutôt grossières, mais finalement, ça n’empêche pas de se prendre au jeu, et on passe au dessus des petits soucis techniques grâce à une immersion assez réussie. Bon, en même temps, on est sur un jeu qui a déjà un an (sorti en octobre 2008), mais quand même…

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Lui visiblement, il a eu mal…

Gameplay : 15/20

Bon alors là je vais pas faire l’unanimité, mais personnellement, je trouve que le jeu se prend vraiment bien en main. Quelques petites idées sympa viennent donner un peu de piquant, comme la possibilité de se cacher derrière un mur et de tirer à l’aveuglette, ou de sortir juste le temps de tirer quelques balles. Un peu à la manière de Rainbow Six Vegas. Les niveaux sont bien fournis en bidons d’essences et autres extincteurs qui exploseront au moindre impact, et qui vous faciliteront bien la tâche pour vous débarrasser de la horde de méchants qui veulent votre peau. Avec en bonus, de temps en temps, un petit ralenti pour vous montrer comme c’est beau une explosion. Pas indispensable, mais ça donne du rythme, et c’est appréciable.

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Cachez vous derrière tout et n’importe quoi et comportez-vous comme un lâche, en tirant à l’aveuglette.

D’autre idées auraient aussi bien fait de rester dans la tête de leurs créateurs, comme le système de combat, complètement hors propos et inefficace, qui consiste à placer votre curseur au centre d’une cible au bon moment pour que 007 frappe son adversaire… Idem, le système de piratage des caméras et des ordinateurs est complètement naze. Surtout quand on a déjà joué à Splinter Cell.

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Pour pirater un système informatique, contentez-vous d’appuyer sur la touche dont la direction est indiquée, au bon moment. Dans le même style et en plus kiffant,
y’a Guitar Heroes…

Ouais bon, y’a donc pas mal de progrès à faire à beaucoup de niveaux, mais dans l’ensemble, le jeu est prenant et c’est déjà pas mal.

Bande son : 16/20

Un des points forts du jeu, incontestablement. Les musiques du films vous plonge dans l’univers de 007 et rythme d’action de façon très réussie. Pour le coup, rien à dire, c’est le pied total. Les dialogues des ennemis sont bien placés dans le jeu, et lui donnent un réalisme bien agréable. Bref, vous avez compris, c’est un bon point.

Scénario : 10/20

Ouais alors là j’sais pas ce qu’ils ont voulu prouver chez Treyrach, mais rien à voir avec le film…Ca se mélange avec Casino Royale, et l’histoire ne se retrouve pas du tout dans le jeu (ou alors j’ai rien compris…)

Note générale : 13/20

Dans l’ensemble, Quantum of Solace est un jeu qui se laisse jouer, mais qui ne marquera pas l’histoire du FPS. Sympa, mais trop court (comptez peut être cinq ou six heures pour le terminer), on trouve tout de même trop de défauts pour en faire un grand jeu. Dommage, parce qu’on sent qu’il y a du potentiel. Les fans de l’agent du MI6 y trouveront leur compte en prenant le rôle de 007, mais les puristes du genre le trouveront vieillot. En même temps, on le trouve neuf à moins de 20€ sur le Net, alors pour ce prix…

V pour Vendetta, critique à la Diawan.

Posted by Diawan On décembre - 26 - 2009

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Dans la série des fils à haute valeur ajoutée esthétique, comme 300, Sin City etc, je m’attendais à retrouver V pour  Vendetta. En fait, pas du tout, je m’étais complètement planté dans l’idée que je me faisais de ce film.

C’est donc dans la surprise totale que je l’ai découvert, non sans une certaine curiosité (Ptain il parle bien le mec), et avec mon beau frère (mais ça d’un point de vue critical, on s’en fout).

DONC. Revenons à nos moutons. D’abord ce qui ne m’a pas plus. Et je vais faire sous forme de liste parce qu’on est samedi, que j’ai la flemme et que ma soeur joue à la Wii et j’veux jouer avec elle.

- le méchant qui ressemble trop à Hitler. Ca serait bien de renouveler un peu les mecs là, on tombe vraiment dans le déjà vu !
- l’histoire d’amour et la fin gnian-gnian. Ptain ça aussi sérieux, ARRETEZ !!!
- le rythme irrégulier. On passe d’une scène super intense à une autre beaucoup plus calme, le rythme est mal tenu, on s’y perd un peu.

Sorti de ça, V pour Vendetta est tout de même un film que je recommande. « Mais pourquoi ? » me demandez vous ??? (si si j’vous jure, vous vous posez la question.)

Alors voilà pourquoi. Parce que ce film repose sur l’idée qu’une idée vaut plus que tout, et dépasse toutes les volontés. Et même si c’est un point de vue sacrément utopiste, et bien moi, je pense que c’est loin d’être complètement faux. Donc forcément, si vous pensez que les principes qui sont les fondement d’une vie ne sont QUE des principes, vous risquez de ne trouver dans ce film qu’un bon scénario et une idée originale, qui ne manquera pas de rappeler un certain 1984. Cependant, comme beaucoup de films (et c’est ceux que je préfère), on peut y voir deux dimensions. La première vous l’avez compris, c’est un bon film, voire très bon, mais qui ne vous secouera pas plus que ça.
La seconde est donc celle d’un film particulièrement intéressant dans l’optique du développement d’une société dans son ensemble, axé autour des dangers des régimes autoritaires et omniprésents.
De quoi réfléchir, donc.
Ah oui et pui aussi, y’a Nathalie Portman dedans. Du début à la fin, on se pose énormément de question au sujet du personnage principal. Des questions qui posent une base essentielle au film, et qui permettent de s’accrocher à une problématique toute bête, mais attirante tout de même, puisqu’on passe l’ensemble à se demander qui il est, ce qu’il veut prouver, etc.

BREF.

Certes, cette critique n’est ni complète, ni très professionnelle, c’est juste un ressenti, comme d’habitude. Tout ce que je dirais de ce film, c’est qu’il vaut vraiment la peine d’être vu, par tous les publics (ouais enfin pas pour les enfants hein, y’a quand même quelques scène un peu violentes), mais il serait difficile de rester insensibles aux questions qui se posent tout au long de l’intrigue, et qui, même si elles sont franchement gâchée par une fin à l’eau de rose, en font un beau film, qui vous donnera peut être envie de vous rebeller contre le gouvernement, le directeur de votre école ou tout simplement votre maman, qui a placé une caméra dans votre chambre et contrôle votre esprit (si, j’vous jure, fouillez bien !)

Anti Christ – Critique à la Diawan

Posted by Diawan On novembre - 11 - 2009

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Je savais qu’en lançant ce film, j’allais subir un choc. Mais je l’imaginais autre. Plus violent d’un point de vue esthétique, peut-être.
En tous cas, ce choc, je l’ai eu, mais c’est loin d’être un regret. Anti Christ est un de ces films qui font du cinéma un art à part entière, un tableau sombre et angoissant d’une histoire d’amour, de haine et de traumatismes. Une représentation de la Nature sous sa forme la plus dure, la plus brute et la plus violente.

Suite à la mort de son fils, une mère sombre dans une profonde dépression. Son mari, thérapeute, décide de la prendre en mains, et choisit de la mettre face à ses plus grandes peur pour l’encourager à les dépasser. Ils se retirent donc à Eden, un chalet retiré en pleine forêt, afin de sauver leur mariage. Mais ce qu’ils considéraient comme une thérapie est vite dépassé par les vieux démons de la femme, magnifiquement interprétée par Charlotte Gainsbourg, et le couple sombre petit à petit vers une relation de haine et de rancoeur, qui les poussera là où ils n’auraient jamais imaginé aller.

Le film démarre avec la mort du petit garçon, magnifiquement mise en parallèle avec les ébats de ses parents, et illustrée de façon à la fois effrayante et belle. Un noir et blanc surprenant, mais peut être incontournable pour créer une atmosphère qui montera en puissance tout au long de l’histoire.

Ce que je retiendrai de ce film, c’est avant-tout, comme je le disais précédemment, le rapprochement que j’ai pu en faire avec l’Art à l’état brut, celui que tout le monde ne peut pas forcément apprécier, mais que chacun peut interpréter à sa façon. Les métaphores sont subtiles et viennent régulièrement rappeler le spectateur à une réalité qui lui échappe. Certes, certains éléments m’ont paru assez incompréhensibles, et je n’ai certainement pas retiré tout ce que j’aurais pu de ce film, mais Anti Christ est avant tout une oeuvre esthétique, et même s’il est souvent provoquant et difficilement soutenable d’un point de vue moral, on n’en ressort pas indemne. Les scènes de sexe (représenté ici comme un symptôme de la maladie) et de mutilation sont particulièrement difficiles, mais placée dans un contexte qui les rend nécessaires.

Lars von Trier a vraisemblablement puisé au plus profond de lui pour aboutir à ce qui pourrait se rapprocher d’un psychanalyse mise en images, et il est évident que l’émotion qu’il a su insuffler à son film se reporte inexorablement sur le spectateur. Dommage, dans un sens, qu’il soit allé aussi loin dans l’horreur visuelle, qui exclut un public nombreux. Mais dans un sens, Anti Christ n’aurait pas été Anti Christ sans cette recherche d’absolu, qui dégoûtera les un, éblouira les autres.

Bien évidemment, et je crois que c’est un des points qui mettra tout le monde d’accord, il faut saluer la sublime performance de Charlotte Gainsbourg, qui remplit à merveille son rôle de mère détruite et de femme saccagée par ses angoisses.

A déconseiller aux âmes sensibles, mais incontournables pour les amoureux de métaphores à la Giono (en plus gore hein, faut pas tout mélanger), et aux amateurs de cinéma dans son expression la plus authentique.

La Vague – Critique à la Diawan

Posted by Diawan On novembre - 9 - 2009

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OK, je l’avoue, la perspective d’un film allemand ne m’excitait pas. Et pourtant, sous la pression mise par mon entourage au sujet de ce film, je me suis décidé à essayer, et si je lui ai trouvé quelques défauts non négligeables, je le conseillerai quand même à tous ceux d’entre vous qui apprécient de passer un bon moment devant un film, mais surtout d’en ressortir avec de quoi réfléchir un moment.

La Vague, c’est l’histoire d’un prof en Allemagne, qui décide, durant une semaine, de monter une expérience grandeur nature pour montrer à ses élèves ce qu’est un régime dictatorial. Une expérience qui ne tardera pas à le dépasser, et dont les conséquences s’avéreront bien plus conséquentes que ce à quoi il s’attendait.

Avant-tout, ce film se penche sur une question intéressante : celle du rapport des jeunes allemands à leur histoire. En effet, dès le début du film, on ressent un véritable malaise de ces jeunes face aux actes du troisième Reich, et en se mettant à leur place, on se dit qu’effectivement, il ne doit pas être tous les jours évident d’être citoyen d’un pays ayant une telle histoire.

Rapidement, la problématique qui se pose est la suivante : serait-il possible, à notre époque, et avec notre connaissance de l’Histoire, de voir resurgir les démons d’une dictature dans un pays comme l’Allemagne. Très rapidement, les élèves présenté dans le film affirment que c’est impossible, et c’est également ce qu’on pourrait penser à première vue.

Mais le film nous apporte une vision totalement différente, et montre qu’en s’appuyant sur l’individualité et la recherche des intérêts propres à chaque groupe, on se retrouve face à une situation qui dévie petit-à-petit vers le totalitarisme. La manipulation des élèves par leur professeur est mis en scène de façon tout à fait crédible, et c’est le côté le plus angoissant du film.

Et à petite échelle, le film tente de représenter une société et les groupes d’individus qui la composent, en la confrontant à elle-même et à des dangers desquels elle pense être totalement protégée par sa culture.

Alors mon avis : oui, le film est un bel avertissement, et montre très bien les déviances conséquentes à l’extrémisme. il nous place face à nous-même, puisqu’on est (je pense) obligé de se retrouver dans un des nombreux personnages. La progression est continue et prenante, et ce film, qui aurait pu être très chiant, devient immersif et parfois assez flippant.

Seul regret, mais je me demande si il aurait été possible de faire autrement, j’ai trouvé que finalement, la logique était vraiment poussée trop loin, parce que les réactions des différents personnages sont poussées à l’extrême, et pas vraiment réalistes, après réflexion. Certes, c’était nécessaire pour faire progresser le concept en 1h50, mais j’ai eu l’impression que dans la vie réelle, tout ne serait pas allé si vite.

Quoi qu’il en soit, La vague est un beau film, qu’il faudrait montrer dans les écoles, pour faire prendre conscience aux jeunes (et aux autres) des dangers du communautarismes et des extrêmes, quels qu’ils soient. Mais aussi pour leur montrer que malgré ce qu’on pourrait penser, on reste des individus influençables et manipulables, tant qu’on pense se battre pour la bonne cause.

A voir et à analyser dans son coin, ça en vaut la peine.

Hostel – critique à la Diawan

Posted by Diawan On novembre - 8 - 2009

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Depuis peu, j’aime les films d’horreur. Les trucs bien sanglants, bien angoissants. Mais à une condition : il faut qu’il y ait suffisamment de finesse dans tout ça pour faire du film autre chose qu’un ramassis de chaires purulentes et de têtes coupées.

C’est exactement ce qui m’a manqué dans Hostel.

Pourtant, l’idée générale du film m’a paru plutôt bonne, d’autant qu’elle s’installe petit-à-petit (je ne vous révèlerai évidemment rien parce que moi on m’a spoilé et ça m’a enlevé une partie du truc), et assez progressivement, de façon à ce que quand on comprend ce qui se passe, on est à la fois surpris et mis devant une évidence.

Paxton et Josh, deux étudiants américains, voyagent à travers l’Europe en quête d’expériences nouvelles. A Paris, ils rencontrent Oli, un Islandais, et tous les trois ils se rendent à Amsterdam. Là, ils font la connaissance d’un jeune qui leur assure que le top en matière de fille européenne, c’est la Slovaquie. Les trois jeunes partent donc vers l’Est et font rapidement la connaissance de jeunes catins. Mais au lendemain de leur première soirée, Oli est introuvable. Ses deux potes le cherchent, mais les gérants de l’auberge dans laquelle ils ont posé leurs bagages leur assurent qu’Oli est rentré chez lui.

Le lendemain, c’est au tour de Josh de disparaitre, et Paxton se retrouve alors seul. Pas pour longtemps, puisque très vite, il retrouvera son ami le bide ouvert dans un entrepôt. S’en suit une course pour la survie qui conduira Paxton à voir et à faire les pires choses en matière d’horreur.

Alors forcément, avec les éléments que je vous donne, vous pouvez trouvé le scénar un peu simplet. Sauf qu’il yè a un élément que je ne vous donnerai pas, et qui donne au tout un peu plus d’intérêt, et fait d’un scénar sans grand intérêt un scénar à fort potentiel, malheureusement mal exploité selon moi.

Le plus dur pour moi a été de dépasser la première partie du film (celle où qu’il y a pas de sang), parce qu’on se retrouve face à un film ricain ultra-caricatural, quasi dans le style teens. Heureusement, l’apparition de nombreuses et opulentes paires de seins donnent un minimum d’intérêt à l’image, et si on a plus l’impression d’être devant un porno soft que devant un gore, au moins, on se laisse regarder.
Passée cette première partie bien relou, on entre dans le vif du film avec la disparition des deux jeunes, et la montée progressive du mystère et de l’angoisse. Même s’il n’y a rien de vraiment insurmontable dans ce film.
Et si, comme je le dis si bien (si quand même, je le dis bien !), il n’y a rien d’insurmontable, c’est que comme je le disais en début de billet, le film manque cruellement de finesse.  Certes, on a des frissons, mais pas de véritable angoisse, rien de vraiment palpitant. Dommage. Ajoutez à cela des effets et des maquillages parfois douteux, et  vous obtenez un film qui, s’il se laisse regarder, ne s’impose pas comme un indispensable du genre, comme je l’aurais pensé avant de le voir.

Alors oui, si vous aimez le gore, vous pouvez vous laisser tenter, vous ne risquez rien, si ce n’est une petite déception. Vous ne passerez pas pour autant un mauvais moment. Pour les autres, que la vue du sang fait pâlir, aucun intérêt à ce film, puisque c’est vraiment dans les scènes trashs que réside sa substance, étant donné le manque de crédit donné à une intrigue qui, pourtant, aurait pu faire un grand film.

Personnellement, je me demande ce que Tarantino a voulu prouver en associant son nom à Hostel.