Petite précision avant de commencer : j’ai honteusement volé les screenshots à JeuxVideo.com, parce que j’ai pas de quoi faire l’acquisition de l’image de ma console. Merci à eux, et pardon.
J’avais déjà surkiffé Crysis, premier du nom. Mais si, rappelle toi.
Parce que j’aime bien avoir des pouvoirs et être le plus fort. A l’époque, si tu pouvais jouer à Crysis, c’est que tu faisais partie des 5% de la population disposant d’un PC suffisamment puissant. Et rien que pour ça, c’était jouissif.
J’attendais donc de pouvoir tester Crysis 2 pour prendre une seconde claque, et retrouver le gameplay incroyable offert par le premier. Pas loupé, j’ai eu ce que je cherchais. En mieux, même.
Oui alors c’est pas paske c’est la fin du Monde que tu dois te garer n’importe où, non plus.
Finies, les ballades sur une île paradisiaque. Désormais, le combat est urbain. L’histoire débute dans le corps d’un Marine, qui va rapidement rencontrer Prophet (le héros du premier opus). De là à se retrouver dans sa combinaison, il n’y a qu’un pas. Après quelques minutes d’une introduction plutôt chiante, nous voila dans un décor qui m’a étrangement rappelé Cloverfield. De grandes avenues, des grattes ciels à tout va, le tout bien évidemment ravagé par on ne sait quelle puissance incontrôlable, qui a tué ceux qu’elle a trouvé sur sa route. Je ne vais pas te spoiler plus. Le scénar est sympa, sans plus. Ce n’est clairement pas la force du titre, même s’il n’est pas mauvais pour autant.
Quand j’te dis qu’il y a du Cloverfield dans ce Crysis !
Premier constat, manette en main : le gameplay est excellent. Les gunshots sont intenses et rythmés, et les nombreuses améliorations apportées par la nanocombinaisons s’activent facilement, en quelques mouvements des doigts. Glissades, sprints, sauts, on enchaîne tout ça et on intercale quelques frags, histoire de donner un peu de piment. Bref, on est plongé dans un combat intense, parfois franchement difficile, mais toujours passionnant. Ils deviendront encore plus sympa au fil du jeu, puisqu’il est possible de modifier ses armes, et de leur ajouter des fonctionnalités au fur et à mesure de l’avancée dans l’aventure.
Seul petit regret : contrairement à son grand frère, Crysis 2 est affreusement scripté. Je m’attendais à pouvoir choisir mon accès à tel ou tel point, mais que nenni ! J’ai du passer par la route toute tracée par les développeurs. Dommage. Heureusement, on peut encore se permettre de choisir sa stratégie pour atteindre un objectif. Infiltration ou assaut brutal, c’est toi qui vois. Généralement, les deux fonctionnent. L’I.A. s’adaptent parfaitement bien aux actions du joueur, et s’il lui arrive de commettre quelques bourdes (j’ai vu un ennemi sauter sur sa propre grenade), ce sont des erreurs qu’on fait tous, dans les jeux vidéo.
L’invisibilité fait partie des fonctionnalités de la combinaisons. Bien pratique pour mater sous les douches.
Graphiquement, rien à dire, tout est parfait. Les explosions qui ponctuent l’action sont magnifiques, tout comme les nuages de fumée qu’elles déclenchent, ou les impacts de balles sur toutes les surfaces. Comme dans un manège de Disneyland, on peut regarder n’importe où, il se passe toujours quelque chose.
Du côté du multi (testé assez rapidement, je l’avoue), on retrouve l’essentiel du jeu, et le fun est là. De quoi prolonger l’expérience de quelques heures. Et d’ailleurs, le mode solo propose environ 8 heures de jeu. Pas mal, à notre triste époque.
J’attendais un FPS qui me fasse renouer avec mes sensations d’antan. Mission accomplie.



















Bob Dobolino